Le problème vécu par les producteurs de fraises

Problème & Impact

L'absence de mécanisation dans la culture des fraises en plasticulture crée une forte dépendance à la main-d'œuvre, des coûts d'exploitation grandissants et des conditions de travail difficiles.
Racines nues vs. Racines en mottes : Un choix crucial

Le choix entre racines nues et en mottes a un impact économique majeur sur la culture de la fraise. Les racines nues peuvent coûter jusqu’à deux fois moins cher que les racines en mottes, mais sont plus difficiles à planter en raison de leurs tailles et géométries variables et leur faible rigidité.

Les défis de l'industrie de la fraise

La lacune dans l’offre de transplanteuses de fraise compromet la viabilité économique des producteurs, entraîne une dépendance à la main-d’œuvre étrangère et engendre des conditions de travail difficiles pour ces travailleurs.

La culture des fraises doit embrasser l’innovation et la durabilité pour préserver notre précieux environnement tout en offrant des récoltes abondantes et de qualité.

MICHEL MERCIER

La PLASTICULTURE

La plasticulture a révolutionné la culture des fraises au Québec. Elle permet de réduire de façon notable l’utilisation d’eau et d’herbicide, de contrôler les mauvaises herbes et permet un rendement doublé. Les récentes avancés dans ce domaine ont permis de développer des plastiques biodégradables et compostables dans le sol.

 

UNE SITUATION QUI AFFECTE UN GRAND NOMBRE DE PRODUCTEURS DE FRAISES :

Une des combinaisons les plus optimales pour les producteurs est d’utiliser les racines nues en plasticulture. Ce qui permet une culture où les racines coûtent moins cher et offrant de meilleures conditions pour l’environnement permettant de meilleurs rendements. Toutefois, il n’existe aucune technologie permettant d’effectuer la plantation dans ces conditions. Les producteurs doivent donc engager plusieurs travailleurs pour effectuer la plantation manuellement à genou.

RÔLE CRUCIAL DE LA TRANSPLANTEUSE

Les machines agricoles, en particulier les transplanteuses, jouent un rôle majeur dans la réduction des coûts de production liés à la main-d’œuvre. Cependant, l’absence de technologie adaptée pour planter des racines nues sur paillis de plastique crée un manque criant dans l’offre des transplanteuses de fraises.

DÉFIS DE MAIN-D'OEUVRE

La période de plantation étant très courte, cela occasionne des besoins en main-d’œuvre intensifs. Actuellement, les travailleurs étrangers sont souvent engagés pour effectuer cette tâche manuelle, entraînant des conditions de travail difficiles et parfois insatisfaisantes. Cette dépendance à la main-d’œuvre entraîne des défis de gestion des ressources humaines et financières.

IMPACT ÉCONOMIQUE

L’inaction dans le développement de l’automatisation de la plantation met en danger l’économie des producteurs, entraînant des fermetures d’exploitations. Entre 2010 et 2018, près de 10 % des producteurs de fraises québécois ont dû fermer leurs portes. L’augmentation des coûts de production est en cause.

Comment pallier à ce problème ?